Voir : Avocat Films | Cabinet d'avocat |

L’Internet

Accueil du site > L’Internet > HARRY POTTER

HARRY POTTER

Marie-Joëlle Parent / Le journal de Montreal

vendredi 9 mars 2007, par LN


Article issu du Journal de Montreal.

Harry Potter vient de gagner une première bataille contre le « Voldemort » du piratage : eBay. Pour la première fois, un tribunal de New Delhi a interdit la vente de « e-book », une version digitale du livre illégale.

Les avocats de J.K. Rowling se réjouissent. Après plusieurs requêtes auprès d’eBay pour que le site joue à la police, ils ont finalement obtenu gain de cause. Mais ce n’est que la première manche d’une grande bataille. Tout commence en 2004. Sur le site eBay India, des Internautes peuvent alors se procurer en un clic de souris des versions électroniques de plusieurs Harry Potter (Philosopher’s Stone, The Chamber of Secrets, The Prisoners of Azkaban, The Goblet of Fire et The Order of Phoenix).

Or, ces « e-books » n’existent tout simplement pas. C’est une pure invention des pirates et une arnaque pour tromper les fans.

L’agence littéraire de J.K. Rowling demande donc à eBay à plusieurs reprises de retirer ses annonces. eBay répond que c’est tout simplement hors de leur contrôle.

Finalement la Haute Cour de New Delhi a tranché en émettant une injonction provisoire interdisant à eBay India de vendre ou afficher des annonces de « e-books ».

Réelle victoire ou pavé dans la mare ?

« Ce cas pourra servir d’exemple dans le futur, c’est un précédent juridique intéressant pour combattre le piratage », dit pour sa part l’avocat montréalais Jean-Philippe Mikus, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle.

Pas facile en effet de s’attaquer au géant eBay, panthéon de la contrefaçon. Il n’y a pas que les marques de luxe, Louis Vuitton, Lacoste et cie qui sont menacées, les livres à succès aussi.

Dans le cas de Harry Potter, cette mesure n’est que la pointe de l’iceberg puisque plusieurs copies illégales, certaines faussement autographiées circulent sur les sites eBay du monde entier. Elles sont toutefois plus difficiles à cerner que les « e-books », faux dès le départ.

Ls avocats de J. K Rowling entendent poursuivre leur croisade contre la contrefaçon. Mais la décision la plus attendue reste à venir, la Haute Cour de New Delhi déterminera si eBay est bel et bien responsable de la violation des droits d’auteur.

Si c’est le cas les avocats sondés s’entendent pour dire que le jugement indien ouvre la porte à d’autres plaintes du genre contre le site Internet.

« eBay, c’est la plate-forme mondiale de la contrefaçon. Ils étaient jusqu’ici inattaquables, mais ça commence à changer », dit Pierre Lautier, avocat spécialisé en droits d’auteur, joint hier au téléphone à Paris.

eBay dans l’eau chaude

À titre d’exemple, Louis Vuitton a déposé à Paris en septembre dernier une poursuite de 37 millions d’euros contre eBay devant son refus d’encadrer les produits en ligne. La compagnie estime que 98 % des produits qui y sont vendus sont faux, précise Jean-Philippe Mikus, avocat.

Nouvel opus

C’est une histoire à suivre. Parallèlement, une autre histoire tire bientôt à sa fin. Le 7e et dernier tome de J.K. Rowling, The Deathly Hallows, sortira mondialement le 21 juillet à minuit et une seconde. La sortie est orchestrée avec la précision d’une horloge. Le manuscrit pourrait d’ici là tomber entre de mauvaises mains.

Lors d’un récent voyage entre Londres et New York, on a voulu empêcher J.K. Rowling d’apporter son précieux manuscrit dans la cabine de l’avion. Devant ses protestations, on lui a finalement laissé le droit. Autrement elle aurait pris le bateau !

Répondre à cet article

1 Message